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Archive for novembre 2016

Alejandra Pizarnik – Exil (Exilio, 1958)

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Dans une société famille-patrie-sécurité, se souvenir intensément que vie-amour-obscurité-mort ont partie liée à tout jamais.

BEAUTY WILL SAVE THE WORLD

Francesca Woodman. From 'Angel' series, Rome, Italy, 1977Cette manie de me savoir un ange,
sans âge,
sans mort où me vivre,
sans piété pour mon nom
ni pour mes os qui pleurent à la dérive.

Et qui n’a pas un amour ?
Et qui ne jouit pas parmi des coquelicots ?
Et qui ne possède pas un feu, une mort,
une peur, une chose horrible,
même avec des plumes,
même avec des sourires ?

Sinistre délire que d’aimer une ombre.
L’ombre ne meurt pas.
Et mon amour
n’embrasse que ce qui flue
comme lave de l’enfer :
une loge secrète,
fantômes en douce érection,
prêtres d’écume
et surtout anges,
anges radieux comme des couteaux
qui se lèvent dans la nuit
et dévastent l’espérance.

*

Esta manía de saberme ángel,
sin edad,
sin muerte en qué vivirme,
sin piedad por mi nombre
ni por mis huesos que lloran vagando.

¿Y quién no tiene un amor?
¿Y quién no…

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Written by mariannewaeber

novembre 28, 2016 at 3:45

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Nkenguegi, texte (Editions Les Solitaires intempestifs) et mise en scène de Dieudonné Niangouna – TGP – MC93 – Festival d’Automne à Paris

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hottello

Crédit photo : Samuel Rubio

51.jpgNkenguegi, texte (Editions Les Solitaires intempestifs) et mise en scène de Dieudonné Niangouna – TGP – MC93 – Festival d’Automne à Paris

Qu’est-ce que les nkenguégui – titre théâtral de l’auteur Dieudonné Niangouna ?

« Les nkenguégi sont des plantes équatoriales aux longues feuilles coupantes. Au Congo, elles sont utilisées pour protéger les enclos des bêtes sauvages. Celui qui reste à l’intérieur de l’enclos est protégé, mais il est enfermé. Celui qui est à l’extérieur de l’enclos est en danger, mais il est libre. »

Nkenguegi de Dieudonné Niangouna, dernier texte littéraire et théâtral d’une trilogie initiée avec Le Socle des vertiges et Shéda, se fait aujourd’hui magnifique création scénique à travers la déclamation d’un verbe passionné, glissé avec verve et panache dans une fulgurance d’images et de reviviscences foisonnantes.

D’un côté, le grotesque de registre scatologique des chapelets d’injures réinventées et adressées aux puissants, et de l’autre, le tragique poétique aux…

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Written by mariannewaeber

novembre 18, 2016 at 11:25

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Antonin Artaud – Jardin noir

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oh maître de l’Insensé, viens à notre secours !

BEAUTY WILL SAVE THE WORLD

Antonin Artaud pour le film de Marcel Vandal (1926). Épreuve argentique d’époque (20,5x15 cm)Roulez fleuves du ciel dans nos pétales noirs.
Les ombres ont comblé la terre qui nous porte.
Ouvrez nos routes au charroi de vos étoiles.
Éclairez-nous, escortez–nous de vos cohortes,
Argentines légions, dans la route mortelle
Que nous entreprenons au centre de la nuit.
Ainsi le jardin parle au bord de la marée.
Et le métal figé de vos saintes colonnes
Ô tiges a vibré. Voici la nuit qui donne
L’universelle clef de ses portes de corne
Aux émanations des âmes délivrées.

***

Antonin Artaud (1896-1948)

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Written by mariannewaeber

novembre 18, 2016 at 4:15

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